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Le Prophète (saw) : le premier à pleurer le martyr d'al-Hussein. L'Imam Hussein ibn 'Ali,(as) Le maître des Martyrs

Le Prophète (saw) : le premier à pleurer le martyr d'al-Hussein. L'Imam Hussein ibn 'Ali,(as) Le maître des Martyrs

L'Imam Hussein ibn 'Ali,(as)

Le maître des Martyrs

Le Prophète (saw) : le premier à pleurer le martyr d'al-Hussein.

L'Imam Ali , cité par Ahmad ibn Hanbal a raconté : " Un jour, en entrant chez le Messager de Dieu, j'ai vu que ses yeux débordaient de larmes. Aussi lui demandai-je: - Qu'est-ce qui te fait pleurer ô Messager de Dieu? -L Ange Gabriel, dit-il, vient de me quitter. I1 m'a informé qu'al-Hussein serait tué près de l'Euphrate. Et me demandant, "veux-tu sentir la terre où il sera tué"?, il tendit sa main, ramassa une poignée de terre et me la donna. Je n'ai pu alors empêcher mes yeux de déborder de larmes". cité par Ibn Kathir


L'Imam Hussein (as) (Sayyidous-Shohadâ ) le deuxième fils d'Ali et Fâtima, est né le 3 Cha'bane en l'an 4 de l'Hégire; après le martyre de son frère, l'Imam Hassan al-Modjtabâ, il devint Imam par Ordre divin et selon la volonté de son frère. L'Imam Hussein fut Imam pour une période de dix ans, dont la totalité, excepté les six derniers mois, coïncida avec le califat de Mo'awiyah .

L'Imam Hussein est le fils d'Ali et Fatima-Zahra(as). Le Prophète(saw) fut ravi lors de cette naissance, dés qu'il en eut connaissance, il accourut auprès de sa fille lorsqu'elle eut accouché de ce deuxième enfant.

Comme pour son aîné al Hassan , al Hussein(as) eut comme mentor le Prophète(sas) ainsi que ses parents, le meilleur des entourages possibles pour une parfaite éducation. C'est Mohammed(saw) lui-même qui récita les premières invocations à l'oreille de son petit-fils al Hussein(as) tout comme il l'avait fait auparavant à al Hassan(as). Le septième jour de sa naissance, l'Imam Ali(as) fit le sacrifice du mouton et distribua la viande aux pauvres et aux orphelins.

 Al Hussein(as) passa ses 6 premières années avec son grand-Père, malgré son jeune âge, il apprit toute la morale du sceau de la prophétie jusqu'au jour où Allah décida de reprendre son dernier Messager auprès de lui.

 

Après cela, al Hussein (as) passa 30 ans dans l'ombre de l'Imamat de son père Ali(as) et endurait avec lui et son frère l'injustice des musulmans. Par la suite, il allait participer pleinement au grand sacrifice qui tentera de préserver l'unité de l'Islam.

 Son frère aîné al Hassan(as) devint Imam après le décès de son père. Al Hassan(as) fut assassiné sous l'ordre de Mo'awiyah ibn abou Soufiane, qui voulait par ce crime créer le vide spirituel et politique, afin de faciliter l'accession future de son fils Yazid au pouvoir de l'Islam.

 Après le martyr de son frère, al Hussein(as) devint Imam pour une période de dix ans. Durant ces 10 ans Mo'awiyah resta Calife excepté les 6 derniers mois, qui coïncideront à l'accession de Yazid l'inique au Califat. A la fin de ces 6 derniers mois, al Hussein (as) allait devenir le maître des martyrs.

 

L'Imam Hussein (as) vécut dans des conditions de répression et de persécution des plus pénibles. Ceci parce que les lois religieuses avaient perdu beaucoup de leur poids et de leur crédit, alors que les édits du gouvernement omeyyade avaient acquis une puissance et une autorité totale. De plus, Mo'awiyah et ses collaborateurs utilisèrent tous les moyens possibles pour écarter définitivement du pouvoir la famille du Prophète et les chi'ites, et supprimer ainsi le nom d'Ali et celui de sa famille. Par-dessus tout, Mu'awiyah voulait renforcer l'assise du califat de son fils, Yazid, auquel un important groupe de musulmans était défavorable, en raison de son manque de principes et de scrupules. Afin d'écraser toute opposition, Mo'awiyah prit de nouvelles mesures plus sévères. L'Imam Hussein (as) dut endurer toutes sortes d'humiliations de la part de Mo'awiyah et de ses collaborateurs; jusqu'à ce qu'au milieu de l'année 60, Mo'awiyah mourut et que son fils Yazid prit sa place.

 Prêter allégeance (bay'ah) était une vieille pratique arabe accomplie dans les occasions importantes, telles que l'intronisation d'un nouveau roi. Ceux qui étaient gouvernés, et surtout les plus connus d'entre eux, donnaient leurs mains en signe d'allégeance, de consentement et d'obéissance à leur prince ou leur roi, leur manifestant ainsi leur approbation. Le désaccord après l'allégeance était considéré comme un déshonneur pour une tribu de même que résilier un contrat après l'avoir signé officiellement était considéré comme un crime. Suivant l'exemple du Prophète, les gens pensaient que l'allégeance, quand elle était prêtée librement et non par force, faisait autorité . Mo'awiyah demanda aux notables de prêter allégeance à Yazid mais n'imposa pas cette requête à l'Imam Hussein(as), Il avait dit à Yazid dans ses dernières volontés, que si Hussein (as) refusait de prêter allégeance il devait faire comme si de rien n'était, car il avait bien compris les conséquences désastreuses du recours à la force.

 Mais à cause de son égoïsme et de sa témérité, Yazid négligea le conseil de son père et, immédiatement après la mort de ce dernier, ordonna au gouverneur de Médine d'obtenir de force un serment d'allégeance de l'Imam Hussein (as), ou alors d'envoyer sa tête à Damas.


Après que le gouvernement de Médine eût informé l'Imam Hussein (as) de cette demande, ce dernier demanda un délai de réflexion avant de répondre et partit dans la nuit avec sa famille vers la Mecque. Il chercha refuge dans le sanctuaire de Dieu, lieu officiel de refuge et de sécurité. Cet événement advint vers la fin du mois de Radjab et le début de Sha'bân de l'an 60 de l'Hégire. Pendant près de quatre mois l'Imam Hussein (as) demeura à la Mecque, en réfugié. Cette nouvelle se répandit à travers tout le monde islamique. D'une part, beaucoup de personnes qui étaient lasses des iniquités de Mo'awiyah et encore plus mécontentes lorsque Yazid devint calife, écrivirent à l'Imam Hussein (as) et lui exprimèrent leur sympathie. D'autre part, un torrent de lettres commença à affluer, spécialement de l'Iraq et surtout de la ville de Kufa, invitant l'Imam (as) à aller en Iraq et à accepter de prendre la tête de la population locale dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l'injustice et l'iniquité. Une telle situation était certainement dangereuse pour Yazid.

 

Le séjour de l'Imam Hussein (as) à la Mecque se prolongea jusqu'à l'époque du pèlerinage, alors que des musulmans de toutes les régions du monde arrivaient par groupes pour accomplir les rites du Hadjdj . L'Imam découvrit que quelques uns des partisans de Yazid étaient entrés à la Mecque comme pèlerins, avec mission de le tuer pendant les rites du Hajj, à l'aide d'armes cachées sous leurs habits de pèlerins (ihràm).

 L'Imam (as) abrégea les rites du pèlerinage et décida de partir. Il se dressa au milieu de la grande foule des pèlerins et, en un bref discours, annonça qu'il s'apprêtait à partir pour l'Iraq. Dans ce discours, il déclara également qu'il tombera en martyr et demanda aux musulmans de l'aider à atteindre le but qu'il s'était fixé et d'offrir leurs vies sur le chemin de Dieu. Le jour suivant, il partit avec sa famille et un groupe de ses compagnons pour l'Iraq.

 

L'Imam Hussein (as) était déterminé à ne pas prêter serment d'allégeance à Yazid et savait très bien qu'il serai tué. Il était conscient que sa mort était inévitable en face de la puissance militaire effrayante des Omeyyades, favorisée par la corruption dans certains secteurs, le déclin spirituel, le manque de volonté dans le peuple, surtout en Iraq.
Certaines des personnes en vue de la Mecque se tinrent sur le chemin de l'Imam pour le mettre en garde des dangers que comportait son voyage. Il répondit qu'il refusait de prêter allégeance et d'approuver un gouvernement injuste et tyrannique. Il ajouta qu'il savait que, où qu'il aille, il serait assassiné et qu'il quittait la Mecque pour préserver la Maison de Dieu et éviter que son sang y soit versé.
Sur le chemin de Kufa et à quelques jours de marche de la ville, il reçut la nouvelle que l'agent de Yazid à Kufa avait exécuté le représentant de l'Imam dans la cité ainsi que l'un de ses sympathisants bien connu à Kufa. Leurs pieds avaient été attachés et ils furent traînés dans les rues. La ville et les environs avaient été placés sous stricte surveillance et d'innombrables soldats de l'ennemi attendaient Hussein. Il n'y avait pas d'autre choix pour lui que d'avancer vers la mort. Ce fut là que l'Imam exprima sa ferme détermination à aller de l'avant et à mourir en martyr.