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La preuve de la Révélation et l’aspect miraculeux du Saint coran

La preuve de la Révélation et l’aspect miraculeux du Saint coran
 
La preuve de la Révélation et l’aspect miraculeux du Saint coran

1. Les Prophètes et la Preuve de la Révélation et de la Prophétie

par Albatoul

Un bon nombre de savants modernes qui ont mène des recherches sur la Révélation et la prophétie, a relié cette question, autant que toutes les autres questions qui s’y rapportent, aux principes de la psychologie sociale. Selon ces savants, les prophètes de Dieu seraient des hommes naturellement pures, zélés et imbus de grand amour pour l’humanité. Ils avaient établi des lois et des règles pour le progrès matériel et spirituel de l’humanité et la réforme des sociétés dépravées, et avaient invité l’humanité à s’y conformer. Mais, pour se faire obéir, les prophètes auraient alors prétendu être envoyés par Dieu du ciel avec leurs idées étant donné que les gens de l’époque n’étaient pas trop enclins à la logique. Ils avaient alors désigné leur esprit pur sous le nom de "Saint-Esprit", la pensée et les enseignements qu’ils véhiculent "Révélation et prophétie", les devoirs et obligations qui en découlaient "Lois célestes" et le message qu’ils ont rapporté "Livre révélé".

Quiconque examine minutieusement et avec impartialité les livres révélés, plus particulièrement le Saint coran, de même que les lois rapportées par les prophètes ne doutera nullement de la fausseté de ces allégations. Les prophètes de Dieu n’étaient pas du tout des hommes politiques, mais plutôt des hommes de Dieu qui incarnaient la sincérité et la loyauté. Ils transmettaient intégralement et fidèlement le message qu’ils percevaient et mettaient en pratique ce qu’ils proclamaient. Mais ils affirmaient être dotés d’une perception mystérieuse, don du monde invisible, à travers laquelle ils recevaient les obligations dogmatiques et pratiques de Dieu pour les transmettre aux hommes.

De ce fait, il est évident que pour confirmer son titre, le prophète a besoin des preuves tangibles. Le simple fait d’apporter des lois judicieuses et rationnelles ne suffit nullement pour prouver ses déclarations. Car, quiconque prétend être Prophète, affirme également autre chose, en plus de la véracité de sa loi qu’il établit, à savoir, qu’il est étroitement lié au monde céleste par la Révélation et la prophétie, et qu’il reçut la mission de la part de Dieu pour propager la foi. Or, juste cette prétention requiert déjà une preuve. Ce qui explique tout naturellement, comme nous le dit le Saint coran, pourquoi la masse populaire réclamait toujours des miracles aux prophètes de Dieu (Paix sur eux tous) afin de confirmer leurs déclarations.

Selon cette logique simple et exacte, la Révélation et la prophétie que revendique le prophète de Dieu n’est pas le propre du commun des mortels.

Il s’agit absolument d’un pouvoir invisible dont Dieu a investi d’une manière extraordinaire son messager, par le biais duquel il entend sa parole qu’il faut parvenir l’humanité en tant que missionnaire. Si cela est vrai, alors il incombe au prophète de demander à son Dieu un autre fait extraordinaire afin que les gens croient en sa mission prophétique.

La réclamation des miracles aux prophètes est donc tout à fait normale, et il revient au Prophète de Dieu d’accomplir de lui-même des miracles ou à la demande du peuple, pour prouver sa prophétie. Une logique que confirme d’ailleurs le Saint coran en rapportant des miracles de plusieurs prophètes selon leur propre initiative ou à la demande de la masse.

Bien entendu, beaucoup de chercheurs ont nié la réalisation des miracles, sans néanmoins avancer des preuves tangibles. Nous n’avons aucune preuve que les causes de divers phénomènes déjà découverts grâce aux expériences scientifiques soient permanentes, ni qu’aucun événement ne puisse se réaliser pour des raisons autres que celles qui le provoque habituellement. Les miracles attribués aux prophètes de Dieu ne sont pas impossibles ni irrationnels, comme la parité du chiffre trois, mais seulement extraordinaires, un concept familier dans le jargon des ascètes et des fakirs.

2. Le nombre de prophètes de Dieu

Selon l’histoire, plusieurs prophètes étaient apparus sur terre, ce que le Saint coran a également confirmé en citant explicitement les noms de certains d’entre eux sans néanmoins donner leur nombre exact. Leur nombre n’a pas non plus été rapporté par la tradition en dehors du célèbre hadith du Prophète Mohammad (Salut et paix sur lui et sur sa famille) rapporté par Abu Dharr Ghiffâri selon lequel leur nombre s’élèverait à 124.000.

3. Les Prophètes dits "Ul ul ‘Azm" (Doués de fermeté) et dotés d’une Loi (Charia)

Selon le Saint coran, tous les prophètes de Dieu n’étaient pas dotés d’une Loi divine, mais plutôt seulement cinq d’entre eux, à savoir Noé, Abraham, Moise, Jésus et le Prophète Mohammad (Paix sur eux tous). Ils sont appelés "Ul ul ‘Azm" (Dotés de résolution) parce qu’ils avaient affiché une ferme résolution tout au long de leur mission, en plus du fait qu’ils avaient apporté une Loi ou Charia . Le reste des prophètes avaient suivi la Loi établie par ces cinq (Doués de fermeté). En effet, Dieu dit dans le Saint coran :

}شَرَعَ لَكُمْ مِنَ الدِّينِ مَا وَصَّى بِهِ نُوحًا وَالَّذِي أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ وَمَا وَصَّيْنَا بِهِ إِبْرَاهِيمَ وَمُوسَى وَعِيسَى ...{ 

«Il a établi pour vous, en matière de religion, ce qu’Il avait prescrit à Noé et ce que Nous te révélons à toi-même ainsi ce que Nous avions prescrit auparavant à Abraham, à Moïse et à Jésus…»

Et

}وَإِذْ أَخَذْنَا مِنَ النَّبِيِّينَ مِيثَاقَهُمْ وَمِنْكَ وَمِنْ نُوحٍ وَإِبْرَاهِيمَ وَمُوسَى وَعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَأَخَذْنَا مِنْهُمْ مِيثَاقًا غَلِيظًا{

«Rappelle-toi lorsque Nous avons pris l’engagement des prophètes : de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Jésus, fils de Marie ; et nous priment d’eux un engagement alors solennel.»

4. La prophétie de Mohammad

Muhammad (Salut et paix sur lui et sur sa famille) est le tout dernier prophète de Dieu qui ait possédé un Livre et une Loi, et les musulmans croient en lui.

Le Prophète Muhammad est né cinquante-trois ans avant l’Hégire à la Mecque dans le Hedjaz dans le clan des Hachémites de la tribu des Quraychites, considérée comme le plus honorable des clans arabes.

Son père s’appelait Abdallâh et sa mère Amina, et il les perdit tous deux à bas âge avant d’être placé sous la tutelle de son grand-père paternel, Abdul Muttalib. Ce dernier ne survivra pas longtemps, ce qui fit qu’il alla habiter sous le toit de son oncle paternel, Abu Taleb, son nouveau tuteur. Le Prophète grandit dans la maison de son oncle et, avant même son adolescence, il l’accompagnait en Syrie pour le commerce.

Le Prophète n’avait pas fréquenté l’école, et il ne savait pas non plus lire ni écrire. Et pourtant, après avoir atteint la maturité, il devint célèbre pour sa perspicacité, sa courtoisie et sa loyauté. Ces qualités furent qu’une richissime femme Quraychite du nom de Khadîdja l’engageât comme gérant de ses biens en lui confiant ses affaires.

Le Prophète effectua un autre voyage d’affaires à Damas pour le compte de ladite dame et, grâce à son génie, il put réaliser de grands bénéfices. Peu après, cette dame le demanda en mariage, ce qu’il accepta volontiers. Après le mariage à l’âge de vingt-cinq ans, le Prophète géra les biens de son épouse, jusqu’à l’âge de quarante ans, consolidant sa renommée dans la sagacité et la loyauté. Toutefois, il se refusa de s’adonner à l’idolâtrie, en dépit du fait que cette pratique était en vogue chez les Arabes du Hedjaz. II faisait parfois des retraites spirituelles pour s’entretenir en secret avec Dieu.

A l’âge de quarante ans, alors qu’il était en retraite spirituelle dans la grotte de de Hirâ, dans les montagnes de Tihâmah aux alentours de la Mecque, il fut choisi comme prophète par Dieu lequel lui confia la mission de propager sa religion. Ceci coïncida avec la Révélation de la toute première sourate du Saint coran ; la Sourate L’adhérence (96).

Il retourna à la maison le même jour, et rencontra en cours de route son cousin, Ali Ibn Abu Taleb, lequel crut en lui après qu’il lui eût raconté toute l’histoire, et ensuite son épouse lorsqu’il sera arrivé à la maison.

La première fois que le Prophète avait invité les gens à l’islam, il fut confronté à une opposition farouche, ce qui l’obligea à propager son message en secret pendant un bout de temps jusqu’à ce qu’il reçut l’ordre de Dieu d’inviter ses proches parents à l’islam. Mais cette démarche resta également stérile et nul ne répondit à son appel en dehors d’Ali Ibn Abi Taleb. Néanmoins, sur la base des documents rapportés par les membres de la famille du Prophète (Paix sur eux tous) et une série de poèmes composés par lui-même Abu Taleb, les Chiites croient que celui-ci avait également embrassé l’Islam. 

Mais, étant donné qu’il était l’unique protecteur du Prophète, il n’avait pas rendu public sa foi afin de préserver l’autorité dont il jouissait auprès des Quraychites.

Après cette période, le Prophète (Salut et paix sur lui et sur sa famille) commença à prêcher publiquement sous l’ordre divin. Le début de l’appel public provoqua de violentes réactions de la part des Mecquois lesquels infligèrent les vexations et les tortures les plus insupportables au Prophète ainsi qu’aux fidèles nouvellement convertis à l’Islam. L’oppression des Quraychites atteignit un tel degré qu’un groupe de fidèles dut émigrer en Abyssinie, l’actuelle Ethiopie, abandonnant leurs maisons et leurs biens à la Mecque. Ensuite, ce sera le tour du Prophète et son oncle Abu Taleb ainsi que leurs proches parents Hachémites de se réfugier pendant trois ans dans la concession d’Abu Taleb, suite à un embargo décrété par les Quraychites. Personne ne les fréquentait, et ils ne se hasardaient pas non plus à quitter leur refuge.

Nonobstant le fait que les idolâtres de la Mecque aient soumis le Prophète à toutes sortes de pressions et de tortures, telles que les coups, les blessures, les insultes, les moqueries et la diffamation, ils tentaient également avec des propositions alléchantes dans le but de le détourner de sa mission. Ils lui promirent des richesses et le pouvoir, et même la chefferie de la tribu. Cependant, toutes leurs promesses et leurs menaces n’eurent pour effet que de raffermir la volonté du Prophète et sa détermination dans accomplissement de sa mission. Par exemple, une fois il leur répondit métaphoriquement alors qu’ils lui promettaient des richesses et les pouvoir :

«لَوْ وَضَعُوا الشَّمْسَ فِي يَمِينِي وَ الْقَمَرَ فِي يَسَارِي مَا أَرَدْتُهُ وَ لَكِنْ يُعْطُونِي كَلِمَةً يُمَلِّكُونَ بِهَا الْعَرَبَ وَ يَدِينُ لَهُمْ بِهَا الْعَجَمُ وَ يَكُونُونَ مُلُوكاً فِي الْجَنَّةِ»

«Même si l’on me mettait le soleil dans la main droite et la lune dans la gauche afin que j’abandonne cette tâche, je ne l’abandonnerai point. En fait, on m’a confié une parole par laquelle les arabes seront honorés et à laquelle les étrangers adhéreront, et qui fera d’eux des rois au paradis.» Au cours de la dixième année de sa mission, à peine que le Prophète eût sorti de l’embargo, il perdit son oncle Abu Taleb, qui était aussi son unique protecteur, et ensuite sa femme dévouée Khadîdja. Il se retrouva alors totalement à la merci des idolâtres de la Mecque lesquels conspirèrent à l’éliminer physiquement une bonne fois pour toutes. La nuit tombée, ils encerclèrent sa maison dans le but de le tuer dans son lit à l’aube.

Toutefois, Dieu Tout-puissant l’informa du plan et lui ordonna d’émigrer pour la ville de Yathrib, l’actuelle ville sainte de Médine. Le Prophète fit coucher Ali (Paix sur eux tous) à sa place, dans son lit, et quitta la maison nuitamment sous la protection divine en passant à travers l’ennemi avant d’aller se réfugier dans une grotte dans les environs de la Mecque.

Après trois jours des recherches vaines, l’ennemi perdit tout espoir de le capturer et retourna bredouille à la Mecque. Le Prophète quitta alors la grotte et prit la direction de Yathrib.

Les gens de Yathrib, dont les chefs avaient déjà accepté le message du Prophète lors de leur passage à la Mecque et prêté serment d’allégeance, l’accueillirent à bras ouverts et mirent leurs vies et leurs biens à son entière disposition.

A Yathrib, le Prophète forma pour la toute première fois une petite communauté islamique. II signa des pactes de paix avec les tribus juives de Médine et de ses environs, ainsi qu’avec les puissantes tribus arabes de la région, et il se mit à propager l’islam. La ville de Yathrib fut alors connue sous le nom de "Madînat ur Rasûl" ou Ville du Prophète .

L’Islam se développa de jour en jour, et les musulmans qui étaient encore sous le joug de l’oppression des Quraychites à la Mecque émigrèrent progressivement à Médine, pour vivre auprès du Prophète. Ils furent alors appelés "Muhâdjirûn" ou "Emigrés", tandis que les fidèles de Yathrib qui l’avaient accueilli furent appelés quant à eux "Ançâr" ou "Auxiliaires".

L’Islam évolua très rapidement, mais cela n’empêcha nullement les mécréants Quraychites et les tribus juives du Hedjaz de tout tenter pour freiner son extension. Avec l’aide des hypocrites bien infiltrés dans les rangs de la communauté musulmane de Médine, ils ne cessaient d’harceler quotidiennement les musulmans jusqu’à ce que la guerre finît par éclater.

De nombreuses guerres eurent lieu entre les musulmans, d’une part, et les polythéistes arabes et les juifs, d’autre part, lesquelles avaient fini pour la plupart avec la victoire de l’armée musulmane. II y eut au total quatre-vingt batailles, grandes et petites comprises, et le Prophète de l’islam était au front lors de grandes expéditions à l’instar de celles de Badr, d’Uhud, de Khandaq, de Khaybar ou de Huneyn. De même, au cours de toutes les batailles sanglantes autant que lors de plusieurs petites expéditions, la victoire fut tout particulièrement due à la bravoure d’Ali (Paix sur lui). Il fut en fait l’unique personne à n’avoir jamais replié pendant la bataille. Dans toutes ces batailles qui eurent lieu durant la dizaine d’années d’après l’émigration de la Mecque à Médine, moins de deux cents musulmans et moins d’un millier d’infidèles avaient perdu leurs vies.

Grace à la perspicacité et à l’ardeur du Prophète ainsi qu’à l’abnégation des Muhâdjirûn et des Ançâr pendant cette période de dix années, l’Islam se répandit rapidement dans la péninsule d’Arabie. Des lettres furent envoyées aux souverains de diverses contrées, comme l’Iran, l'Empire romain d'Orient ou Byzance, l’Egypte et l’Abyssinie, les invitant à embrasser l’Islam.

Le Prophète vivait modestement, et il en était d’ailleurs fier, il ne gaspillait jamais futilement son temps, mais il l’avait plutôt équitablement subdivisé en trois tiers : huit heures étaient consacrées exclusivement à l’adoration de Dieu, huit autres à lui-même et sa famille ainsi qu’aux tâches domestiques, et huit encore pour le peuple. C’est dans ces huit dernières qu’il se consacrait à la propagation et à l’apprentissage des enseignements religieux ainsi qu’à gouverner, reformer la société musulmane, répondre aux besoins des musulmans, à renforcer les relations intérieurs et extérieurs, etc.

Après avoir vécu dix ans à Médine, le Prophète tomba malade sous l’effet du poison qu’une femme avait versé dans sa nourriture, et il mourut quelques jours après. Selon certains hadiths, comme dernières paroles, il avait donné des recommandations au sujet des esclaves et des femmes.

5. Le Prophète et le Saint coran

Autant qu’à autres prophètes, on avait également réclamé des miracles au Prophète Muhammad (Salut et paix sur lui et sur sa famille), lequel avait d’ailleurs confirmé la réalisation des miracles par ses prédécesseurs, de même que le Saint coran l’affirme avec évidence. Si plusieurs de ses miracles ont été rapportés, et parfois par des chaines fiables et dignes de confiance, il en existe tout au moins un qui persiste jusqu’à nos jour, à savoir le Livre révélé, le "Saint coran".

Le Saint coran est un Livre sacré qui compte plus de six mille et quelques centaines de versets répartis en cent-quatorze Sourates de longueur inégale. 

Les versets de ce Livre divin furent révélés progressivement au cours des vingt-trois années de la mission du Prophète. Des brins des versets aux chapitres entiers, le Saint coran fut révélé dans diverses circonstances : pendant la journée et pendant la nuit, en voyage et à domicile, pendant la guerre et en temps de paix, pendant les moments difficiles aussi bien qu’en temps de repos.

Dans un bon nombre de ses versets, le Saint coran se définit lui-même explicitement comme était un "miracle" et défie les Arabes de l’époque lesquels, selon l’histoire, étaient à l’apogée de la rhétorique, de rivaliser avec lui en composant des textes d’une véracité et d’une beauté comparables. Il dit : 

si vous croyez que le Saint coran a été composé par Muhammad lui-même ou qu’il l’ait appris d’un commun des mortels, alors faites en de même et apportez un livre entier semblable , ou seulement dix sourates semblables aux sourates coraniques et même une seule sourate en utilisant tous les moyens possibles. Les grands diserts arabes avaient avoué leur incapacité de produire une œuvre semblable en prétendant qu’il s’agit d’une sorcellerie pure et simple.

Le Saint coran n’avait pas lancé seulement le défi rhétorique, mais il y a également sa sémantique laquelle a laissé tout le monde pantois, jusqu’à proposer même que les hommes et les djinns coalisent. Car, le Saint coran est un livre contenant tout le programme pour la vie humaine. Et si nous regardons de près, nous nous apercevrons que ce vaste programme a abordé les innombrables aspects dogmatiques, éthiques et pratiques de l’humanité avec précisions et forts détails. Et c’est l’œuvre de Dieu, la Vérité même, lequel a appelé ledit programme "Religion de la vérité" ou l’islam.

L’islam est une religion dont les préceptes sont fondés sur la vérité et le bien-être réel de l’humanité tout entier, et non sur les désirs ou les inclinations de la majorité voire des caprices d’un certain dictateur.

Ce vaste programme se fond sur la parole combien précieuse de Dieu, qui n’est autre que le monothéisme duquel sont déduites tous les principes et connaissances de l’Unicité. En outre, l’éthique humaine la plus acceptable est un produit de ces principes et de ces enseignements, et fait partie de ce vaste programme de la vie. Ce même programme a organisé tous les globalités et détails des actes des humains aussi bien de la vie privé que de la vie sociale en définissant les devoirs et les obligations, lesquels tirent leur origine de l’adoration de Dieu Unique.

En islam, la relation entre les dogmes et les principes juridiques est telle l’analyse de n’importe quel précepte mène toujours à ce même principe de l’Unicité ou Tawhîd, lequel s’obtient également après combinaison de tous ces principes.

Evidemment, l’accomplissement d’une religion aussi complète avec une telle synergie est au-delà des capacités ordinaires de meilleures législateurs du monde, mais encore d’un homme qui, en un laps de temps très court fut submergé par des milliers de difficultés aussi bien humaines que financières, individuelles et sociales puis engagé dans des batailles sanglantes et confronté à des obstacles intérieurs et extérieurs, et qui s’est retrouvé à la fin seul face au monde entier. Il sied de signaler que le Prophète (Salut et paix sur lui et sur sa famille) était analphabète et qu’il avait passé les deux tiers de sa vie avant la mission parmi un peuple on ne peut plus barbare , loin de toute civilisation dans un pays aride sous le joug d’un de ses pays voisins.

Par ailleurs, le Saint coran lance son défi autrement du fait que ce livre a été révélé progressivement pendant une période de vingt-trois ans, dans des circonstances totalement différentes les unes des autres. S’il n’avait pas été l’œuvre de Dieu, et qu’il fût composé par un simple humain, on y aurait décelé des multitudes de contradictions, et sa fin aurait nécessairement été plus parfaite que son début, en vertu de la loi du perfectionnement progressif propre à l’être humain. Or, les versets mecquois de ce Livre sacré et les versets médinois sont totalement cohérents et en parfaite harmonie, sans aucune différence de style entre le début et la fin.

Le Saint coran est un livre dont les parties se ressemblent les unes aux autres et dont l’impressionnante puissance du Verbe est restée au beau fixe du début à la fin.

Extrait de (Le chiisme en islam) de Seyyed Muhammad Hussein Tabatabai,

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