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Pour le Meilleur...et pour le Martyre : Oum Yasser, Partenaire de Tous

Pour le Meilleur...et pour le Martyre : Oum Yasser, Partenaire de Tous

Le 16 février 1992, Sayed Abbas el-Moussaoui a lancé un discours à l'occasion de la commémoration de l'assassinat du Cheikh Ragheb Harb à Jebchit, au Sud du Liban. Sur la route du retour vers Beyrouth, les hélicoptères de l'armée israélienne l'ont poursuit et ont tiré des missiles sur le cortège de sa voiture. Avec Oum Yasser, son épouse, Hussein, son fils de 5 ans et 4 autres personnes, Sayed Abbas el-Moussaoui est tombé en martyre.

A l'époque où il n'était pas fréquent que les gens donnent leurs filles en mariage à des religieux, Siham el-Moussaoui, 14 ans, a accepté de se marier avec Abbas el-Moussaoui, le jeune étudiant de hawza de 21 ans. Depuis lors, elle a appliqué l'Islam à chaque instant de sa vie. Elle a su exactement où elle allait et avec qui. Elle était consciente qu'une longue lutte était à son attente, que sa vie était une série de Jihad continuel, de souffrance et de difficultés, et elle en était satisfaite.

Chez ses parents, elle menait une vie confortable. Avec préméditation, elle a choisi Sayed Abbas el-Moussaoui, et elle est devenue son partenaire de vie, de tous. "Ils étaient un seul esprit dans deux corps, et tous ceux qui les voyaient le remarquaient", affirme Hanaa el-Moussaoui, la sœur de Sayed Abbas, qui a passé une grande partie de sa vie avec Oum Yasser avant son martyre. Elle était si décidée de patienter avec lui, de rester de son côté, qu'elle pouvait vivre avec lui dans les pires conditions. "Elle était prête à vivre avec lui-même sous une tente", disait sa belle-sœur Hanaa en plaisantant.

Oum Yasser connaissait très bien la personnalité de son mari. Elle a su qui était Sayed Abbas dès qu'elle l'a vu pour la première fois. "Il y avait une planification divine pour que cette femme ait ce sort, et son enfance révélait des signes d'une grande intelligence et de foi particulière", explique Mme Hanaa. "C'est comme si son âme cherchait la voie du jihad depuis qu'elle était petite, sans qu'elle ne soit consciente", réfléchit-elle. "Elle était distinguée dans son éthique, distinguée dans son adoration religieuse, distinguée dans son moral".

Son affection pour son mari n'était pas ordinaire. Elle éprouvait envers lui un sentiment qui allait au-delà de l'amour d'une femme à son mari. C'était un amour qui n'est pas terrestre, qui défiait la mort, et qui appartenait à un autre monde. Et elle le disait de ses propres mots : "vous ne connaissez pas Sayed Abbas. Personne ne le connait vraiment. Dans ses yeux, je vois les yeux de son grand-père, le Prince des croyants ( l'Imam Ali psl). De sa toge, je sens l'odeur du paradis".

Leur vie était divine par excellence. Oum Yasser assumait toutes les responsabilités de la maison : elle s'occupait des enfants, cuisinait, faisait le ménage, accueillait les visiteurs et assistait aux séminaires islamiques régulièrement. Sa patiente était exemplaire. Même avec six enfants, dont l'un avait un cas spécial qui nécessitait un soin permanent, elle avait le visage toujours souriant. Son fils était si malade qu'il lui faisait souvent du mal physiquement. Cependant, personne ne l'a jamais entendue se plaindre. Les femmes de son entourage lui disaient parfois "que Dieu t'aide ! Ne serait-il pas meilleur pour tous si cet enfant meurt" ! "Non", répondait Oum yasser. "Mohamad est une miséricorde que Dieu nous a accordés. Je crains, si Dieu prend Mohamad, qu'il ne prenne sa miséricorde avec lui". Même durant les temps les plus difficiles, Sayed Abbas insistait toujours sur Oum Yasser pour qu'elle suive ses études religieuses. Il trouvait en elle une grande disposition spirituelle à recevoir ces sciences et une magnifique susceptibilité intellectuelle à les comprendre et les apprendre. Du retour au Liban, Sayed Abbas a fondé la première hawza d'études islamiques pour femmes, et il a confié son administration à Oum Yasser qui donnait les premiers séminaires islamiques aux femmes libanaises. Quand elle se sentait submergée par les tâches quotidiennes, Sayed Abbas préférait qu'elle assiste aux séminaires islamiques au dépens du ménage de la maison :" toute femme peut faire le ménage de la maison, mais pas n'importe quelle femme peut faire ce que tu fais dans tes études" affirmait-il.

En dépit de ses préoccupations nombreuses, elle faisait son mieux pour gérer son temps afin de donner régulièrement des cours dans la hawza. Il n'y a pas une seule femme qu'Oum Yasser a enseignée, qui n'est pas fortement marquée par sa personnalité et sa gentillesse. "Elle était une oratrice de chaire par excellence". Elle enseignait la religion d'une telle véhémence et d'une telle fluidité que toutes les femmes présentes aux séminaires étaient attachées à elle. L'éloquence d'Oum Yasser en langue arabe était très rare pour une femme à cette époque, et c'était elle qui avait allumé l'étincelle du Tabligh pour les femmes au Liban.

Dès qu'elle a commencé sa vie avec Sayed Abbas el-Moussaoui, elle a symbolisé la femme musulmane idéale. Oum Yasser qui était avec Sayed Abbas dans la voiture ciblée, accompagnait son mari partout dans son Jihad. Ils partageaient tous ensemble. Ils étaient le symbole du couple inséparable… Dans le bonheur et dans le malheur… Pour le meilleur, et pour le martyre.

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